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BLODIUM ne choisit pas entre deux genres. Dès les premières pages, la trilogie avance sur deux terrains à la fois : une technologie qui évoque les laboratoires les plus avancés d'aujourd'hui, un monde qui semble parfois tout droit sorti d'un récit de terres reculées et de forces anciennes. Cette hésitation n'est pas un compromis. Elle installe une question que le roman ne referme pas rapidement : qu'est-ce qui, exactement, est réel dans ce que ses personnages découvrent.
Une écriture sensorielle
BLODIUM prend le temps de faire ressentir avant d'expliquer. Le froid de la roche, l'ampleur d'un paysage, la texture de l'air : la trilogie construit son mystère autant par les sensations qu'elle donne à vivre que par les questions qu'elle pose explicitement.
Perdre ses repères, page après page
Plusieurs personnages, à des moments différents de la trilogie, perdent pied : un lieu qu'ils ne reconnaissent pas, une certitude qui se dérobe, une question qu'ils ne peuvent pas poser à voix haute. Le roman ne les aide pas à comprendre plus vite que le lecteur. Chaque scène de ce type se découvre au même rythme que le personnage qui la traverse, sans accès à des réponses qu'il n'a pas lui-même.
Trois tomes, une même tension
Sur l'ensemble des trois tomes, cette tension entre ce que l'on croit comprendre et ce que l'on découvre ensuite ne se relâche pas. De nouveaux territoires, de nouvelles voix, de nouvelles couches de mystère s'ajoutent aux précédentes sans jamais tout révéler d'un coup. Le site ne dévoilera rien de ce que ces couches contiennent : c'est précisément ce que le roman se garde pour lui.
À noter : les trois tomes contiennent des scènes de violence et de combat susceptibles de heurter certains lecteurs et s'adressent à un public averti.